vendredi, 25 mai 2007
7ième anniversaire de la libération du Sud-Liban !
Dans cette période dure et précaire de l'histoire de notre pays, nous célébrons aujourd'hui la commémoration de la libération du Sud-Liban pour la 7ième année maintenant, et depuis le retrait de l'armée de Tsahal de cette région du Liban, beaucoup reste à faire sur le plan humain, social, économique et politique...
Bonne fête à tous ceux qui croient au Liban libre, indépendant et souverain; pensons aussi à nos compatriotes des fermes de Chebaa, en leur promettant une prochaine victoire ! Sans oublier bien entendu, les milliers de résistants et martyrs, tombés pour la survie de ce sud tant adoré...
Une dernière pensée à notre armée libanaise qui se voit aujourd'hui confrontée à un nouveau fléau, celui du terrorisme... Nous, libanais, devons rester unis et solidaires, sans aucune distinctions politiques ou religieuses, car nous le savons bien; " L'union fait la force !"
Au nom de la liberté et de l'espoir...
...Bonne fête à tous !
www.sud-liban.fr.nr
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jeudi, 17 mai 2007
Les raisons de mon silence...
Eh oui, cela fait quelques temps déjà que ma voix ne s'est pas faite levée sur cette impressionnante toile du monde, que l'on appelle, Internet! A vrai dire, ma pensée ne s'est jamais tut, mais cependant les circonstances ont voulu que je m'éloigne quelques temps, loin de ce monde virtuel dans lequel j'ai appris à grandir.
Pas besoin de philosopher ce soir, mais je voudrais juste préciser à ceux qui voudraient le savoir que j'ai été embauché par la banque du Koweit, au Liban, et c'est pour cette raison que je n'ai plus assez de temps ou du moins de force, afin de m'assoir devant mon petit écran des heures durant, comme j'ai pu le faire par le passé et de rédiger les maux de mon pays en proses! Tous les jours, je me rends de Nabatieh à Beyrouth dans le but de suivre une formation au service client, mais je ne me plains pas vraiment, et je trouve que le métier de banquier est vraiment interessant et constructif, pour l'avenir d'un jeune ayant pour objectif de s'épanouir et de donner le meilleur de soi-même...
Le fait de m'être plongé dans ce monde commercial et économique, ne signife pas que ma plume de journaliste amateur a séché ou s'est peut-être brisée... Bien au contraire! A chaque occasion, et à chaque moment libre, je prendrais avec un malin plaisir une bonne partie de mon temps, afin de m'envoler dans ce monde utopique dans lequel chacun à son mot à dire, et surtout, ses idées à défendre !
La politique, je pense que j'en parlerai un peu moins à présent, et de plus me concentrer sur les récits imaginaires, le tourisme, l'environnement, les problèmes sociaux et humanitaires... bref, tout ce qui mérite d'être évoqué, loin de la politique politicienne, pas toujours évidente, surtout dans un pays tel que le notre; Le Liban !
Dans les prochains jours, je ferai un bilan de mes 4 premiers mois passés au Liban, alors que j'y ai mis les pieds, le 01/01/07, en ce début d'année, qui n'a malheureusement pas été tellement rose en raison comme nous l'évoquions à l'instant, des éternelles discordes politiciennes...
Je pense que j'ai assez expliqué pour le moment, les causes de mon silence inhabituel de ces dernieres semaines, mais je vous promets de mettre à jour le plus souvent les informations de ce site, et en attendant, je travaille régulièrement sur mon blog consacré à la région du Sud-Liban, à l'adresse suivante : http://sudliban.travelblog.fr , pour ceux qui veulent découvrir cette région du globe en images, ils ne leur reste qu'à cliquer sur le lien, et de s'envoler vers cette destination inconnue de tous, et surtout déformée de tous...
Bien à vous,
Mroué Houssam
23:20 Publié dans Liban | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 21 avril 2007
Un amour politisé...?!
Notre histoire aujourd’hui nous plonge dans un Liban d’antan, dans un pays, où la violence n’éxistait qu’au cinéma, et dans lequel le plus grand crime, était d’oser dire non…
Rima G. et Patrick D. , deux jeunes élèves d’une classe du primaire au Lycée Abdel Kader de Beyrouth, ne rêvent que d’un avenir tout rose, comme cet amour qui les unie depuis leur première rencontre. Certains me diront qu’ils ne sont que des gamins, mais je leur répondrais que l’amour n’a pas d’âge ! A aucune récréation, ni aucun moment de la journée, ces 2 tourteraux ne se quittaient des mains… voire même du regard.
Malheureusement, toute chose à bien souvent une fin… C’est pourquoi, cet amour initialement idyllique s’est petit à petit transformé en un cauchemar horrifiant dès les prémices de la guerre intestine qui transforma cet éden terrestre en enfer sournoisement authentique. La guerre de la honte, qui n’avait aucun nom au début, s’est malheureusement vite fait apprivoisée la pitoyable image de déchirure inter-religieuse, alors que les causes réelles n’étaient tout simplement qu’iréelles…
Minute après minute, Beyrouth s’est transformé en un volcan entré soudainement en éruption, en un vaste champ de bataille, de ruines et de vengeances cruelles… Rima, musulmane du Sud, et Patrick chrétien du nord se sont involontairement retrouvés prisonniers du sale jeux des adultes. Eux qui n’avaient jamais pensé aux différences religieuses, et qui dailleurs ne savaient pas ce que c’était avant les hostilités, ont dû un jour faire leurs adieux…
Lorsque ce pathétique matin du 18 janvier 1976 le téléphone sonna chez Patrick, il su tout de suite que ce cri, ce hurlement de l’appareil, était un message d’Adieu qui semblait bouilloner de l’autre bout de la ligne. C’est d’une voix asphyxiante et douloureuse qu’elle lui confessa que c’était la fin, et qu’elle quittait cet apocalyptique monde pour se rendre à Paris, chez ses grands-parents maternels. Le maudit destin aura donc voulu que ces 2 colombes se séparent à cause de la bêtise des aînés, mais ils se promirent qu’un jour ou l’autre, ils se retrouveront et s’aimeront jusqu’à ce que la mort les sépare…
Les mois et les années passèrent, et l’ancienne phénicie perdait son charme et son histoire légendaire. La joie et le bonheur d’avant se transformèrent en pleurs et en violence aveugle… Beyrouth, ou du moins ce qui en restait était désormais défigurée, et la mort silencieuse vibrait dans chacune de ses ruelles autrefois engourdies de vies et de sourires angéliques…
Après 15 ans de viols, de tueries, et de massacres, ce pays entrait dans une trêve tellement précaire que même aujourd’hui, les ruines toujours présentes sur le terrain tremblent de peur et d’angoisse…
18 juin 1976 – 24 février 2007, près de 31 ans passèrent sans aucune nouvelle, ni image de ce ‘couple’ qui fut contraint à l’extinction, et devenue adulte, Rima décida de se rendre au domicile de son ancien rêve d’amour, dans le quartier d’Achrafieh à Beyrouth dès son arrivée d’éxil. La rue où habitait Patrick était restée malgré la boucherie collective du passé plutôt intacte, et c’est sans réels efforts que notre chère « Juliette » retrouva la maison de son « Roméo » à qui elle avait promis de revenir un jour ou l’autre.
A peine après avoir sonné à la porte, un homme plutôt séduisant ayant su malgré le temps préserver les traits physiques de son enfance romanesque lui ouvrit. Ces retrouvailles réveillèrent en Rima, des souvenirs de bonheur et d’amour éternel, mais un petit détail transforma ce nouveau rêve en cauchemar horrifiant… Juste derrière la tête de son héros, elle aperçut le portrait d’un politicien libanais, membre de l’opposition actuelle, et d’une voix pleine de rancœur, elle lui demanda avant qu’il n’ait pu dire le simple mot :
« - tu es des forces du 08 mars…. !!!?? Quel enfoiré ! »
Et elle s’échappa du même couloir par lequel elle était entrée sans s’être préalablement présentée à cet homme ayant eu la bizarre impression d’avoir un jour connu ce magnifique visage, qui sait ; Peut-être dans une autre vie s’est-il interloqué… !
Ne comprenant rien, et ma foi quelque peu choqué par ce qui venait de se passer, Patrick referma la porte de son domicile, tel ce rêve qui fut jadis enterré dans les oubliettes de l’histoire, dans la pénombre du silence révoltant !
Pauvres de nous libanais qui voulons répéter les mêmes erreurs de nos parents… Par le passé, ce sont la guerre et le mauvais destin qui ont séparé et éloigné nos deux innocentes victimes, et à présent, ils sont prêts à répéter les mêmes idioties que leurs aïeuls :
L’histoire se répète malheureusement toujours…
A bon entendeur…
Mroué Houssam
12:55 Publié dans Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 avril 2007
Qu'est ce que l'espoir ?
Une institutrice, Mme Rizk chargée d’enseigner des élèves âgés entre 8 et 9 ans, leur demanda, un beau matin de printemps de leur représenter sur une feuille blanche, leur vision de : « l’ESPOIR »…
Un léger moment d’évasion, et tout de suite tous les élèves avaient leur tête sur le papier…
La durée de cette épreuve était d’une heure, et dès que celle-ci écoulée, tout le monde posa le stylo, et le contrôle par la maîtresse pouvait commencer…
De loin, elle voyait des dessins, des écrits, des formes bizarres…Tout ce qui pouvait être normal dans ce genre d’exercices…
La première à présenter son travail, était Dania. Elle n’a que 9 ans, et déjà, elle savait s’exprimer par des poèmes, elle est la plus douée de la classe ! En s’approchant d’elle, Mme Rizk se doutait qu’elle apercevrait un poème, et elle pensait vrai ! D’une voix d’ange, la petite Dania, lui répéta en lisant sa feuille les quelques vers suivants :
« L’espoir un simple mot, le livre de mes chansons,
C’est le plus beau cadeau, la source de tout pardon,
D’espoir je rêve la nuit, et même durant le jour,
C’est le sens de ma vie, ma plus belle lettre d’amour… »
Abasourdie, l’adulte fixait l’enfant avec des yeux globuleux qui n’hésitaient pas à montrer les larmes qui faillirent s’écouler…
Toujours interloquée, elle passa à Rami, un jeune garçon connu pour être un peu timide, et qui n’aimait pas ce genre d’épreuves…
A première vue, la maîtresse pensa que ce pauvre garçonnet souffrait de maladie psychologique grave, et elle comptait l’emmener voir le psychologue de l’école. A vrai dire, son dessin assez sombre, représentait des tombes, des croix, des squelettes, et des cadavres gîsant un peu partout dans cette « œuvre funéraire »…Mais écoutez la réponse du petit face aux interrogations de Mme Rizk :
« Mme, je reconnais que ce dessin représente une image assez triste de l’espoir…Mais refléchissons un instant ! Sans la mort, la violence, l’horreur, comment voulez-vous que le mot « Espoir » ait son sens… ? »
Face à ces mots, les larmes n’étaient plus retenues que par un léger filtre invisible…un filtre qui risquait de s’écrouler à tout moment !
Après plusieurs autres dessins et œuvres du même genre, la surprise atteignait son paroxisme face à l’effort de Dany, un jeune garçon très talentueux et ingénieux selon la majorité de ses professeurs…
Son œuvre était tout simplement, une feuille blanche ! La maîtresse inquiète et surprise, pensa que Dany souffrait et n’arrivait pas à mettre en application son talent, mais au contraire ! Bien avant qu’elle ne lui ait posé de questions ; d’un air innocent, il souleva son papier, et lui dit :
« Je sais Madame, vous pensez que j’ai passé une heure à glander et à rêver, mais détrompez-vous ! Dans ce dessin, si je peux l’appeler de la sorte, l’espoir est représenté de partout…Il est invisible, et c’est normal, c’est quelque chose que l’on ne peut pas toucher…mais il est bien là ! L’espoir pour moi, c’est la vie, et la vie, c’est l’oxygène ! Comment voulez-vous Maîtresse que je représente l’oxygène alors que l’on ne peut pas l’apercevoir, ni même le toucher.. ? Sans l’oxygène, nous ne serions pas en vie, et sans la vie, nous ne pouvons pas espérer d’être parmis nos proches et les personnes que l’on aime à chaque instant de la journée…. ! »
A ces mots, tous les élèves se sont levés, et applaudirent du même rythme… Ayant eu sa dose pour la journée, Mme Rizk prit le petit Dany dans ses bras, l’embrassa très fort, et laissa couler abondamment les larmes, qui au début, hésitaient de s’évader…
A votre tour, comment voyez-vous l’espoir ?
Mroué Houssam
00:15 Publié dans Liban | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 15 avril 2007
Première visite au Sud-Liban...
Sa première impression, était plutôt impressionnante ! Il n’en revenait pas d’avoir pu en peu de temps franchir la barrière du silence dans lequel gît cette région de notre pays, et de découvrir les facettes cachées de l’authentique amour patriotique.
Ni hommes barbus, ni femmes ayant la burka, ni destructions, ni extrémisme ne l’attendaient à son arrivée à Nabatieh, à quelques 70 km au Sud de Beyrouth ! Bien au contraire, il m’avoua qu’il se sentait bien dans cette ville condamnée aux oubliettes, et que la joie et la tranquillité semblaient méticuleusement guider chaque membre de ses habitants…
Notre première destination fut le mythique château de Beaufort, bâtit sur une majestueuse montagne il y a près de 1000 ans déjà… La vue de là haut est à vous coupler le souffle, et l’excitation atteint son paroxysme, lorsque vous vous baladez à l’intérieur de la forteresse, dans les salles toujours intactes malgré l’usure du temps qui coule… Aucun signe ne vous indique qu’il y a près d’un millénaire des hommes, des femmes et des enfants marchaient et dansaient sur cette terre fertile en mystères et riche en émotions… Rien que les pierres entassées les unes sur les autres nous confirme qu’une histoire, une vraie, s’est inélucatblement déroulée dans cette région de l’ancienne Phénicie, sous le regard discret de la lune endormie.
Le Pays du Cèdre est connu à travers le monde pour ses plats riches et épicés comme ses légendes et sa magie d’Orient, c’est pourquoi notre deuxième destination, fut bien entendu un restaurant de Nabatieh, où toutes sortes de mezzés et de spécialités libanaises nous ont été servis. Chaque légume, chaque grain de riz et chaque goutte d’eau avalés, mettaient en valeur l’honorable résistance de ce peuple, qui durant des dizaines d’années a dû faire face à une entité criminelle qui voulait s’emparer de ce trésor de la nature qui nous appartenait. Malgré la violence acharnée de cet opresseur vaincu, les racines de nos Cèdres sont toujours bien ancrées au plus profond de la terre, et bien plus… Dans chaque cœur de ces hommes patriotiques et dignes du plus grand respect héroïque.
Malheureusement pour nous, le bonheur s’use à la vitesse du son, et et en un simple clignement des yeux, les aiguilles de nos montres basculèrent de midi, jusqu’à 16 heures de la journée… Il était cependant inimaginable de quitter ce Sud mythique sans avoir foulé le sol de Jbaa, ce village montagnard dans lequel le brouillard permanent berce sa population dans la tranquillité et le repos divin. Dans cette zone habitée de notre cher pays, votre regard se noie dans la grandeur de l’horizon et dans les frontières sans limites de l’espoir. Tout autour, la nature verdoyante de ce début de printemps, vous transporte dans ce monde où le seul chant qui éxiste, est celui du vent qui flotte sous chaque feuille de ces arbres de si noble stature. De ce point culminant à l’intérieur des terres, le bleu turquois du firmament se reflète majestueusement sur la couverture de soie de la méditerranée, scintillant telles des fontaines d’étoiles de notre galaxie.
C’est dans cette ambiance de rêve, que nous avons eu l’occasion de se ressourcer, loin de la violence des Hommes et de la bêtise humaine… Tout autour de nous, la preuve de l’amour, de l’espoir et du pardon nous rappellait que nous étions des humains, rien que de simples êtres-vivants, dont la seule issue reste la mort, l’oubli et le retour à ce sol, que nous avons longuement défendu…
A mon ami André,
« Rêvons de ce monde en paix, ainsi, nous rêverons que notre vie, est désormais mieux qu’un rêve… »
Mroué Houssam
12:20 Publié dans Liban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










